Commerce reloaded 2018 par L’Echangeur

Jeudi 8 mars, L’Echangeur nous a livré sa vision du commerce du futur au cours de la conférence « Who owns the future ? ».

Echangeur - Commerce reloaded

Cette conférence se veut une synthèse de tous les grands salons du retail et des nouvelles technologies et notamment, le Web Summit de Lisbonne, le Shoptalk de Copenhague, le CES de Las Vegas et enfin le Retail’s Big Show de la NRF à New York.
Au cours de cette conférence fleuve, Cécile Gauffrio, Guillaume Rio et Nicolas Diacono nous ont détaillé les 8 grandes tendances qui selon eux, vont façonner le commerce dans les prochaines années.

L’intelligence artificielle, l’or noir du numérique

Demain, l’intelligence artificielle sera partout, dans la reconnaissance d’image, la reconnaissance sémantique et dans bien d’autres domaines encore.
Demain ? ou plutôt après-demain selon L’Echangeur tant les investissements sont lourds et les progrès à accomplir encore très importants.
Une chose est sûre, les investissements ont déjà démarré et les Etats-Unis et la Chine ont pris une longueur d’avance dans ce domaine : à eux deux, ils regroupent 87% des investissements mondiaux en 2017.

Echangeur - Intelligence artificielle

Et la France dans tout ça ? Hub France IA a été créé en décembre dernier à l’initiative de sept grands groupes mais le retard est déjà important.

Le commerce sera conversationnel ou ne sera pas

Les chatbots se multiplient et deviennent les nouvelles interfaces clients de nombreux sites marchands. En parallèle, les assistants domestiques fleurissent dans les foyers. Rien qu’aux Etats-Unis, il s’en est vendu 12 millions pour les fêtes de fin d’année. A noter le retard pris par Apple sur ce marché où Amazon se taille d’ores et déjà la part du lion.
Enfin, la voix prend une part de plus en importante dans la recherche sur le web : de 25% aujourd’hui, elle devrait passer la barre des 50% dès 2020.

Echangeur - Chatbot
Cela soulève de nombreuses questions pour les marques : comment repenser son marketing ? comment être présentes, voire recommandées par les assistants domestiques ?

Le point de vente, terrain de jeu expérientiel d’un parcours sans couture

Avec un monde virtuel qui facilite au maximum tous les achats basiques, répétitifs et sans dimension émotionnel, quelle place reste-t-il pour les magasins ? Celle de l’Entertainment, de la personnalisation, de l’expérience véritablement différente vécue en magasin.
Les exemples ne manquent pas de magasins conçus comme des lieux de vie, à l’image du magasin Nike de New York, dont le rez-de-chaussée est dédié à la personnalisation de ses nouvelles Air Force One ou encore American Eagle et sa laverie  en libre service pour les étudiants de la New York University, voisine.

Echangeur - Expérience magasin Kellogg's

Un restaurant Kellogg’s, presque un espace de co-working ?

De même, les marques investissent le monde physique pour multiplier les occasions de contact avec leurs consommateurs finaux, comme Barilla ou encore Kellogg’s.

La relation par l’image se démocratise et fait vendre

Ca y est , vous pouvez déverrouiller votre smartphone grâce à la reconnaissance de votre visage. Mais cela ne s’arrête pas là : la marque d’électroménager Whirlpool vous propose de gérer votre cuisine et vos dîners, par l’identification du contenu de votre frigo mais aussi par le contrôle de votre électro-ménager à distance.
La caméra de votre smartphone devient l’outil numéro un de votre shopping et vous permet en un clic d’acheter ce que vous voyez : c’est l’application Slyce !
Et déjà, la Chine expérimente le paiement par reconnaissance faciale chez Sunning.

Les espaces d’échange se virtualisent

Des chaînes de magasins aussi anciennes que Saturn et Walmart s’intéressent de près à la réalité virtuelle et travaillent en étroite collaboration avec le personnel de leurs magasins pour créer les services à valeur ajoutée à associer à la réalité virtuelle. Les applications sont nombreuses, notamment pour les acteurs du marché de l’ameublement. La technologie est aujourd’hui suffisamment maîtrisée pour qu’il soit simple de tester son nouveau canapé au milieu du salon.
Il en est du divertissement comme du reste : il se virtualise ! Dans le domaine du e-sport, la course au sponsoring fait rage pour gagner des fans à moindre coût. Quant au streaming, il devient le standard de la consommation media des générations Z et à venir.

L’hyper-automatisation réinvente la création de valeur

Cela a déjà commencé : les robots envahissent nos magasins, aéroports et autres lieux réunissant un large public. Citons par exemple Pepper dans les magasins Carrefour depuis déjà plusieurs années. L’objectif ? Leur déléguer les tâches à faible valeur ajoutée comme renseigner les visiteurs sur des questions à faible valeur ajoutée ou encore relever des prix. Derrière cela, se cache la question bien plus complexe de l’emploi demain : quels métiers resteront ?

Echangeur - hyper-automatisation

L’une des illustrations les plus concrètes de cette hyper-automatisation est la blockchain, ce système d’authentification universelle  permettant notamment de s’affranchir du système bancaire traditionnel. Les applications sont nombreuses, qu’il s’agisse d’un programme de fidélisation pour Burger King Russie ou encore de la revente d’électricité entre particuliers.

Les marketplaces re-cartographient les échanges

Les géants du e-commerce mondial ne cessent de se développer, ne laissant derrière eux que quelques miettes pour les autres compétiteurs. Amazon et Ali Baba représenteront à eux deux 40% du e-commerce mondial en 2020.

Au travers de leurs très nombreux investissements, Amazon et Ali Baba tissent une toile tout autour de nous pour nous proposer leurs services dans tous les domaines : la santé, les transports, les biens mobiliers, … au travers notamment de l’intelligence artificielle.

Echangeur - Toyota

L’exemple de L’Echangeur qui m’a le plus étonnée est celui de Toyota, qui lui aussi rachète de nombreuses start ups et crée son propre éco-système : Toyota a d’ores et déjà imaginé la ville de demain, dans laquelle l’automobile réinventée joue un rôle central.

La Chine,nouveau modèle du commerce ?

Enfin, finissons par la Chine, ce géant du e-commerce, où Ali Baba ne cesse de dépasser ses propres limites. Avec sa seule journée des célibataires, Ali Baba réalise un chiffre d’affaires de 21 milliards d’euros. C’est plus que le montant total du e-commerce de certains pays d’Europe !

Ali Baba s’illustre également par ses initiatives dans le monde des magasins physiques, comme les magasins Hema Fresh qui associent encore plus étroitement les technologies online au monde offline.

En conclusion, cette conférence passionnante de L’Echangeur va finalement bien au-delà d’un commerce réinventé et nous laisse entrevoir des marketplaces puissantes au cœur d’un nouvel éco-système avec lequel nous interagirons au quotidien. Qui maîtrisera cet éco-sytème ? Google ? Amazon ? Ali Baba ? Toyota ? Les jeux sont encore très ouverts.

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